Fest-noz : quand la danse devient patrimoine immatériel
Pas de fête bretonne sans « fest-noz ». Ce mot – qu’on pourrait traduire par « fête de nuit » – provoque chaque année, à Rennes comme ailleurs, des rassemblements populaires autour des musiques régionales et des danses collectives. Loin du cliché du cercle folklorique poussiéreux, le fest-noz, reconnu au Patrimoine Culturel Immatériel par l’UNESCO depuis 2012 (source : UNESCO), se vit aujourd’hui à travers des dizaines d’associations et d’évènements organisés, notamment :
- La Redadeg Fest-Noz de Rennes (mars ou avril)
- Le fest-noz du festival Yaouank (fin novembre)
- De nombreux festoù-noz dans les quartiers, salles de MJC, bars ou places publiques à l’initiative d’associations comme Skeudenn Bro Roazhon ou la Mission Bretonne
Manifestation particulièrement ancrée à Rennes, le fest-noz a ceci de singulier : il rassemble tous les âges, toutes les origines, initiés et néophytes, dans une même ronde où l’on danse l’an dro, la gavotte ou la kost ar c’hoat jusqu’au bout de la nuit.
Chaque année, plus de 10 000 personnes participent par exemple au fest-noz géant de Yaouank organisé au Parc Expo : c’est, selon Le Télégramme et Ouest-France, le plus grand rassemblement de fest-noz en Europe (source).
Une scène musicale foisonnante
Rennes attire aussi des artistes incontournables du renouveau de la musique bretonne, du bagad aux groupes électro-celtiques ou aux chantres de la gwerz moderne. La ville a ainsi vu émerger des musiciens comme Erik Marchand, la Kreiz Breizh Akademi, Hamon-Martin Quintet ou Annie Ebrel, preuve que la fête bretonne n’est ni monolithique, ni figée dans le temps.