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Par Communication Chambre d'agriculture de Vouillé
Réponse du 15 mai

Ce projet doit avant tout contribuer à l’atteinte du bon état quantitatif du milieu et répondre aux objectifs fixés par le SAGE (Schéma de Gestion et d’Aménagement des Eaux).
La sécurisation de l’irrigation sur un territoire permettra également de maintenir une économie agricole locale et d’apporter des opportunités de développement de filières sur ce territoire. Les réserves de substitution font partie intégrante d’un projet global de territoire et concernent bien tous les agriculteurs.

Jean-Paul Gobin, de la Confédération paysanne : « Il est anormal que le coût de construction repose sur les citoyens, via l’argent public qui est versé. Car les citoyens ne pourront pas se servir des réserves. En plus, ces réserves vont servir à 75 % à la production de maïs… »
Jean-Paul Gobin est également persuadé que « les réserves vont donner une plus-value aux terres et aux fermes qui en bénéficient. Les jeunes auront donc plus de mal à s’installer, faute de moyens pour reprendre l’exploitation. »

Joëlle Lallemand, membre du collectif "Bassines, non merci" : "C'est un projet écologiquement irresponsable, économiquement incertain et socialement injuste. Les bassines sont présentées comme les sauveuses de l’agriculture. Mais c’est faux ! Elles prennent le problème à l’envers et n’économisent pas la ressource. Elles créent simplement des besoins que l’agriculture n’a pas, plutôt que de l’aider à s’adapter à son territoire. »

Bonjour,

Pierre Trouvat, président de la Coop de l'eau qui porte le projet, vous répond : "Un emploi agricole crée entre cinq et six emplois dans la filière. Sur les quelque 500 exploitants concernés par les réserves, ce seraient donc 3 000 emplois qui seraient maintenus. Les opposants ne peuvent donc pas dire que le projet de création de réserves ne concerne que peu de gens. Il concerne toute une filière. Au contraire, si le projet ne voyait pas le jour, il y aurait à terme une perte très importante du nombre d’irrigants, et la partie élevage serait la première à souffrir, puisque l’irrigation sert en premier à garantir le fourrage des animaux. »

Par Bruno Geoffroy (Le Courrier de l'Ouest) de Angers
Réponse du 14 mai

La construction des bassines va coûter 59 millions d’euros. En effet, elle sera financée en grande partie par de l’argent public.
L’ Agence de l’eau Loire-Bretagne, dont dépend le bassin de la Sèvre niortaise, est prête à injecter 28,354 millions d’euros au projet. Par ailleurs, la Coop de l’eau espère recevoir entre 12 et 18 millions de la part de la Région, mais celle-ci a reporté sa décision au mois de juin.
La somme restante sera financée par les agriculteurs sociétaires de la Coop de l’eau 79.