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Par Annie PREUSS de La Laigne
Réponse du 16 mai

Moi, lorsque je fais des travaux pour améliorer mes conditions de vie, je n'anticipe pas sur mes gains à la loterie et sur une hypothétique rentrée d'argent(d'ailleurs, je ne joue pas) pour m'engager. Quant à demander à mes voisins de financer mon "standing" je n'imagine même pas!
Pour ces ouvrages le coût incertain est annonciateur d'une demande complémentaire de financement et ce sera de l'argent destiné à préserver la qualité de l'eau qui ira encore vers la poursuite de la pollution tant décriée.
Les porteurs de projet sont d'un grand optimisme de penser que nous allons continuer à financer sans broncher le maintien, voire l'extension des surfaces de céréales qui les enrichissent en détruisant notre environnement et la santé de nos enfants!
La situation des petits éleveurs, parents pauvres de l'agriculture est toujours mise en avant pour justifier ces ouvrages mais compte tenu de l'incertitude des couts définitifs seraient ils en mesure de financer leur propre part?

Bonjour,
Le coût global définitif est de 59 millions d'euros. Pour boucler le dossier de financement (l'Agence de l'eau Loire-Bretagne
va verser 28,354 millions d'euros), il maque l'apport de la Région. La Coop de l'eau espère recevoir entre 12 et 18 millions d'euros. Cela reviendrait à un reste à charge pour les 300 exploitants utilisateurs des réserves entre 13 et 19 millions d'euros, soit entre 57 000 et 82 000 euros par exploitation. Une somme que, d'après la Coop de l'eau, les agriculteurs sont prêts à assumer.
Mais si la Région verse moins que prévu, voire pas du tout, le projet pourrait tout simplement tomber à l'eau.