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Par Communication Chambre d'agriculture de Vouillé
Réponse du 16 mai

Les taux admissibles des pesticides sont connus et extrêmement bien surveillés par les producteurs d’eau potable. Il s’agit pour la quantification par matière active d’être inférieure à 0.1 microgramme par litre et pour la somme des quantifications des matières actives d’être inférieure à 0.5 microgramme par litre. La qualité des eaux des Deux-Sèvres est excellente concernant ces produits. L’origine de ces produits n’est pas forcément agricole (utilisation par les particuliers, entreprises..). En cas de présence accidentelle, les eaux sont traitées et dépolluées. La participation financière du traitement est l’affaire de tous, professionnels et usagers. Les agriculteurs sont aussi des usagers.

Bonjour,
L'UFC-Que Choisir a mené une grande étude à ce sujet à l'automne dernier. Il en ressortait qu'après dépollution de l'eau potable, celle des Deux-Sèvres était tout à fait consommable. Elle est "de très bonne qualité" pour 99 % des consommateurs. Donc pas d'inquiétude au niveau de la santé.
En revanche, cette dépollution a un coût, ce que dénonce l'association.
L'agriculture est responsable de 70 % des pollution en pesticides et de 75 % des pollutions en nitrates dans les secteurs relevant de la compétence de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne (dont dépendent les Deux-Sèvres).
Or, en 2015 (les derniers chiffres dont nous disposons), l'agriculture n'a participé à la dépollution de l'eau potable qu'à hauteur de 37 millions d'euros. Les usagers domestiques, eux, ont déboursé 251 millions pour cette dépollution, via leur facture d'eau.
L'UFC-Que Choisir voudrait donc instaurer le système de "pollueur-payeur".

Par christian Moreau
Commentaire du 15 mai

Bonjour,
Je renouvelle ma question. Que-Choisir connaît-il le taux d'herbicide et de pesticide admissible dans l'eau potable ? et sait-il si on peut éliminer ces molécules dangereuses pour la santé ?
"L'herbicide atrazine est interdit en France depuis 2003. Pourtant, c'est la molécule la plus retrouvée dans les nappes phréatiques et dans l'eau du robinet" nous dit Génération Future - article du 12 Mars 2018.
Pourquoi ces taux ne sont-ils pas connus des consommateurs au même titre que celui des nitrates par exemple ?
Je redis que ces molécules sont de plus en plus puissantes et rémanentes.
Elles présentent une dangerosité démontrée, parfois à la dose du nanogramme- notamment pour les insectes qui disparaissent en conséquence.
C'est aussi un danger pour la santé humaine.
Par ailleurs, vous savons que pour rendre l'eau potable... la réglementation change.

"Les teneurs maximales en pesticides dans l'eau du robinet ont été modifiées en 2010 et autorise maintenant une eau cinq fois plus polluée" nous dit François Veillerette de Génération Future (article du 13 Janvier 2017)
D'ailleurs, les préconisations du Ministère ne portent pas sur un meilleur traitement des eaux (est-il possible ,) mais sur une réduction drastique de l'usage des herbicides et des pesticides.. Je crois en effet qu'il vaut mieux s'attaquer à la source, sinon les pollutions ne cesseront jamais.
Concrètement, en autorisant les Bassines et l'extension de cultures comme celle du Maïs, on encourage la pollution et on diffuse des produits nocifs qui favorisent l'extinction des espèces vivantes.