Dictature des cyclistes utilisant les trottoirs, insécurité des piétons. Que faire?

A Rennes les piétons subissent en permanence la dictature des vélos sur les trottoirs.

Il n'y a pas besoin de photos pour s'en rendre compte, il suffit de marcher en ville quelques instants pour constater ces incivilités.

Les personnes à mobilité réduite doivent être sur leurs gardes à tout instant.

Je demande que les cyclistes utilisant les trottoirs soient sanctionnés de la même amende que les automobilistes qui utilisent

un couloir de bus.

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Dictature du vélo sur les trottoirs

  • 5 Réponses
Par B M de Rennes
Réponse du 1 octobre

il faudrait que la police municipale soit plus vigilante à ce sujet et quelle établisse plus de procès verbaux pour les vélos sur les trottoirs.
on ce fait klaxonner et bousculer à longueur de temps. s'est infecte....

Par PIERRE François de Rennes
Réponse du 20 février

Il ne faut pas hésiter à remettre très vertement ces individus à leur place comme je le fais souvent moi-même, même si cela a peu de chance de faire changer d'avis le cycliste type de RENNES, le bobo certain de contribuer au sauvetage de la planète en roulant à vélo.

Par jean pierre morin de Rennes
Réponse du 14 février

L'explication de Laurent est claire: beaucoup trop de voitures qui roulent, qui stationnent, qui polluent, pour un "rendement" faible en terme d’efficacité et de bien être comparé aux transports en commun, aux déplacements à vélo ou à pied. Résultat: le peu qui n'est pas occupé par la voirie et les parkings est à partager entre cyclistes et piétons. Si des cyclistes empruntent des trottoirs c'est malheureusement souvent pour éviter d'emprunter une rue trop dangereuse pour eux. Le problème c'est d'abord les voitures.

Par Laurent Mahé de Rennes
Réponse du 12 février

La cohabitation est difficile car nos villes sont saturées par les automobiles. A Rennes, 100 autos transportent 103 personnes (chauffeurs inclus). Sauf à casser les villes, percer de grandes artères et faire de grandes infrastructures routières de délestage comme au cours du siècle passé, nous sommes arrivés à saturation.
Nos terres et nos villes ne sont pas extensibles à l'infini pour y construire de nouvelles infrastructures routières permettant de soulager la circulation. De même, les finances ne permettent plus de faire des dépenses qui, à terme, ne règlent rien (Barreau de Pont Lagot : 40,5 millions d'€ pour 7 kms de 4X4 voies) et surtout, ces infrastructures énormes ne sont pleinement utilisées qu'aux heures de pointe.
Pierre Chasseray déplore que la politique actuelle oppose l'automobile aux autres modes de transport : sur le constat, il a raison mais il a oublié d'indiquer que les politiques de déplacement ont sont faites pour la voiture contre les autres mode de transports depuis la fin de la seconde guerre mondiale (la prise en compte des transports en commun ne s'est faite qu' à la suite du choc pétrolier de 1973). Jadis, les gamins jouaient dans les rues et pouvaient se rendre seul à l'école et en sécurité. Aujourd'hui, beaucoup ont peur de prendre le vélo à cause de la circulation.

Les parking relais ne peuvent pas non plus être la panacée et en construire d'autres ne fera que reporter les embouteillages sur les extérieurs de la ville - le problème aura été déplacé mais pas résolu.

Par contre, il est possible de s'entendre avec des personnes proches de son domicile pour covoiturer. A supposer que chaque auto transporte en moyenne 2 personnes et c'est moitié moins de voiture sur la route. Cela aurait beaucoup de pertinence durant les heures de pointe pour soulager le trafic. De plus, moins de voiture en ville, c'est plus de stationnement pour les artisans et surtout, c'est moins de saloperies dans l'air.

Enfin, il serait bien que la police verbalise avec plus de zèle les comportements inciviques et dangereux des automobilistes qui, parce qu'ils n'en n'ont que pour 2 minutes, se garent sur les infrastructures cyclables et se permettent de mettre en danger d'autres usagers de la route juste pour avoir le confort de ne pas trop marcher.
Mais bien souvent, la police manque d'exemplarité elle-même, y compris quand il n'y a pas d'intervention ou d'urgence. Dans l'illustration de cet article de Ouest France, on peut voir que les policiers ont organisé un contrôle d'alcoolémie qui empêche les cyclistes de rouler en sécurité sur une piste cyclable (https://nantes.maville.com/actu/actudet_-rennes.-quelques-verres-de-trop-et-plus-de-permis-au-petit-matin_54135-3128796_actu.Htm).

Dans les villes qui ont été transformées pour l'usage de la voiture au détriment des autres modes, bien souvent, les infrastructures cyclables ne sont que de piètres et minables adaptions pour ne pas gêner la fluidité du trafic motorisé. On peut déplorer la présence de cyclistes sur les trottoirs mais tant que les municipalités s'amuseront encore à dessiner des pistes cyclables sur les trottoirs (pour ne pas gêner les automobiles et surtout leur vitesse) ou y mettre des arceaux, ou en ne permettant pas aux cyclistes de se déplacer dans des conditions optimales de sécurité, il y aura encore des cyclistes sur les trottoirs ou parfois à griller un feu (griller un feu est parfois plus sécurisant pour un cycliste que d'attendre le vert. Bien souvent, les cyclistes ne font que s'adapter à un milieux hostile.

Par Adrien Grall de Rennes
Réponse du 12 février

Bonjour Michel, juste pour information il y a également d'autres solutions proposées sur la question suivante https://www.lavieducoin.fr/question/rennes/trop-de-voitures-ou-trop-de-velos-dans-rennes-quelles-solutions-proposez-vous-pour-que-tout-le-monde-cohabite-sereinement/. Verbalisation mais aussi pédagogie sont des solutions avancées par la communauté si je résume...