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Par Michel Loussouarn (maire de Rosporden) de Rosporden
Réponse du 26 octobre

Pour le moment, il n’a pas été possible de parvenir à un accord avec CCA s’agissant de l’intégration de la médiathèque dans le réseau communautaire. L’agglomération souhaitait une intégration pleine et entière de la médiathèque à CCA, en clair elle ne dépendrait de la commune. Or, le personnel de la médiathèque est aussi celui qui gère les archives municipales ouvertes au public et qui connaît un grand succès auprès des amateurs d’histoire locale.
La médiathèque est également située dans le centre culturel. Comment transférer un demi-bâtiment ? Selon quelles modalités l’entretien et les travaux se feraient et par qui ? Comment garantir que les politiques culturelles demeureraient définies localement par les acteurs de la commune ? Ces questions n’ont pas obtenu de réponses satisfaisantes.
De même, le transfert ne garantissait pas le maintien de la convention avec les écoles ni ne permettait à la municipalité de demeurer maîtresse des horaires d’ouverture ou de définir le programme des animations. En 2019, il est prévu notamment de tester l’ouverture de la médiathèque le dimanche matin à la suite des conclusions du rapport Orsenna. CCA ne souhaite pas cette ouverture dominicale pour le moment. La politique culturelle doit reposer sur un projet global en lien avec les autres politiques et partenaires de la commune (associations, écoles, centre culturel et Étincelle, EHPAD, CCAS…). Le transfert ne permettait pas de conserver ce projet multidimensionnel ancré dans la vie communale.
La prise de compétence lecture publique par CCA présente surtout un intérêt pour les petites communes dont les bibliothèques fonctionnaient surtout grâce à des bénévoles, parfois dans des bâtiments inadaptés, et qui disposent de faibles collections comparativement à Rosporden. La navette est notamment faite pour elles, afin d’apporter des ouvrages qu’elles n’ont pas au plus près des habitants de ces communes. Or, la médiathèque de Rosporden excède les normes minimales imposées par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) et BDF (bibliothèque départementale du Finistère) et commande les ouvrages demandés par les lecteurs sans difficultés.