Anecdotes et visages du pardon autour de Rennes
Dans la petite commune de Vezin-le-Coquet, le pardon de la Saint-Méen a récemment retrouvé vie. Après près de 40 ans de sommeil, il rassemble depuis 2015 une centaine de personnes, toutes générations confondues. La presse locale (Ouest-France, édition 2022) signale qu’à cette occasion, les anciens du village remettent au goût du jour des chansons en gallo, tandis que les enfants lâchent des ballons colorés pour symboliser les générations à venir.
Un autre exemple à Saint-Aubin-du-Cormier : là, le pardon est doublé d’une balade contée à travers les remparts médiévaux. Une belle manière de conjuguer spiritualité et mise en valeur du patrimoine local.
Pardons et identité bretonne à l’est de la Bretagne
Si l’on demande à un habitant du secteur — ou à l’un des bénévoles plus jeunes impliqués aujourd’hui — pourquoi maintenir cette tradition, la réponse revient : « C’est ce qui tisse l’attachement au coin, c’est une fête qui fait du bien, croyant ou pas ! »
L’historien Jean-Jacques Monnier, sur France Bleu Armorique (émission du 12/05/2023), explique à quel point ces pardons « servent de point de repère pour toute une population qui aspire à garder, sinon la foi, du moins le goût de la communauté ». Avec la poussée démographique de la métropole rennaise (environ +11 000 habitants chaque année ces dix dernières années, source INSEE), les pardons deviennent parfois une occasion d’accueil des nouveaux habitants.